Otagi Nenbutsuji
Otagi Nenbutsuji Kyoto : Temple Secret aux 1200 Statues Rakan
Otagi Nenbutsuji, Kyoto est un temple bouddhiste situé dans les collines nord-ouest d’Arashiyama, à 2,5 kilomètres de la forêt de bambous.
Temple fondé originellement 780 par impératrice Shotoku. Déplacé emplacement actuel 1922 après inondations répétées.
1200 statues rakan (disciples éclairés Bouddha) expressions humoristiques uniques. Sculptées 1981-1991 par bénévoles amateurs.
Joyau caché Kyoto. Très peu fréquenté comparé sites touristiques majeurs.
Recommandé régulièrement par office tourisme local Arashiyama comme « temple préféré ».
Localisation et Accès
Temple situé collines boisées nord Arashiyama, altitude 150 mètres.
Depuis gare Arashiyama, marche 40-50 minutes direction nord-ouest. Parcours paisible traversant quartiers résidentiels et forêt.
Bus ligne 94 depuis gare Arashiyama ou centre Kyoto. Arrêt Otagi-dera. 10 minutes trajet depuis Arashiyama. 230 yens.
Départ bus limités. Vérifier horaires préalablement. Service réduit hors saison.
Accessible également vélo location. Pente modérée derniers 500 mètres.
Parking gratuit disponible entrée temple. 10 places environ.
Histoire et Contexte
Temple fondé 780 période Nara par impératrice Shotoku. Originellement situé Higashiyama centre Kyoto.
Détruit et reconstruit plusieurs fois inondations et guerres civiles.
1922, déplacement emplacement actuel collines Arashiyama suite inondations rivière Kamo.
Période déclin après Seconde Guerre mondiale. Temple quasi abandonné années 1970.
1981, moine Kocho Nishimura devient supérieur temple. Sculpteur professionnel formation.
Projet renaissance temple via création 1200 statues rakan par participants bénévoles.
Projet 1200 Statues Rakan
1981-1991, sculpteurs amateurs, fidèles, visiteurs invités sculpter statue rakan personnelle.
Chaque participant créant statue expression unique reflétant personnalité propre.
Résultat 1200 statues toutes différentes. Hauteur 50-80 centimètres majoritairement.
Pierre granit local. Patine lichens verts développée décennies créant charme particulier.
Expressions variées : méditants, rieurs, dormeurs, musiciens, sportifs, penseurs.
Certaines statues portant lunettes soleil, tenant instruments musique, faisant gestes modernes.
Diversité créant atmosphère ludique contrastant austérité habituelle temples zen.
Tarifs et Horaires
Entrée 300 yens adultes. 200 yens étudiants. Gratuit enfants moins 12 ans.
Ouvert quotidiennement 8h-17h. Dernière admission 16h30.
Aucune réservation nécessaire. Paiement espèces uniquement entrée.
Visite et Atmosphère
Entrée temple via escaliers pierre traversant forêt cèdres.
Premières statues apparaissant dès escaliers. Petites têtes dépassant herbes.
Hall principal (hondo) niveau supérieur. Bouddha principal entouré statues gardiens.
Jardins terrasses abritant majorité 1200 statues. Disposition naturelle entre arbres mousse.
Atmosphère paisible. Chants oiseaux, bruissement feuilles. Rares visiteurs.
Lumière filtrée canopée créant ambiance mystique. Conditions photographiques exceptionnelles ciel couvert.
Affluence
Temple très peu fréquenté. 5-15 visiteurs jour moyen saison haute.
Hors saison (décembre-février), possibilité être complètement seul site.
Contraste total avec foule Fushimi Inari, Kinkaku-ji, forêt bambous Arashiyama.
Idéal visiteurs recherchant tranquillité authenticité loin circuits touristiques massifs.
Saisons Recommandées
Printemps (avril-mai) : cerisiers sakura fleurissant jardins. Mousse verte lumineuse.
Été ombragé frais sous arbres. Hydrangeas fleurissant juin-juillet.
Automne (novembre) : érables momiji rouges contrastant statues grises. Période photographique exceptionnelle.
Hiver calme. Parfois neige légère sublimant statues. Moins visiteurs encore.
Sites Proximité
Adashino Nenbutsuji, temple voisin 8000 statues funéraires. 500 mètres.
Forêt bambous Arashiyama, 2,5 kilomètres sud. Combinaison journée possible.
Temple Tenryu-ji, patrimoine UNESCO, 2 kilomètres sud.
Pont Togetsukyo, icône Arashiyama, 2,5 kilomètres.
Particularités Photographiques
Lumière filtrée forêt créant conditions douces idéales portraits statues.
Ciel couvert optimal évitant contrastes durs. Temps nuageux recommandé photographes.
Mousse lichens verts couvrant statues. Textures exceptionnelles macro.
Divinité dorée hall principal contrastant fond sombre. Éclat métallique spectaculaire.
Trépied recommandé faible luminosité sous-bois. Stabilisation essentielle.
Commodités
Toilettes disponibles parking entrée.
Aucun restaurant sur place. Prévoir eau collations.
Distributeurs automatiques parking. Boissons uniquement.
Machine distributrice omamori (amulettes) et ema (plaquettes vœux) hall principal.
Durée Recommandée
Visite rapide : 30-45 minutes.
Exploration complète jardins photographiant statues : 60-90 minutes.
Combinaison marche depuis Arashiyama + visite : prévoir demi-journée.
Conseils Pratiques
Prévoir chaussures confortables marche. Escaliers pierre potentiellement glissants pluie.
Respecter silence lieu. Atmosphère méditative préservée.
Photographier statues autorisé. Flash déconseillé intérieur hall principal.
Toucher statues déconseillé. Huiles peau accélérant érosion pierre.
Verdict
Otagi Nenbutsuji représente joyau caché absolu Kyoto. Alternative parfaite sites bondés.
1200 statues expressions humoristiques uniques créant expérience mémorable touchante.
Atmosphère paisible forêt érables. Quasi absence touristes garantie.
Temple hautement recommandé voyageurs recherchant authenticité tranquillité loin foules.
Incontournable visiteurs Arashiyama cherchant découverte hors sentiers battus.
Un temple d'une originalité absolue
Un régal pour les photographes
Avant de me rendre à la forêt de bambous, je passe me renseigner à l’office du tourisme situé à deux pas de la gare ferroviaire. Mon hôtesse me donne toutes les informations concernant mon déplacement vers la forêt, mais elle m’encourage à aller beaucoup plus loin, car, selon ses dires, il y a son temple préféré, un temple qui se distingue par sa singularité et son originalité. Elle l’entoure sur la carte qu’elle me tend. Intrigué, je garde cette information en tête.
Après avoir découvert la forêt de bambous, je poursuis ma route, car le temple Otagi Nenbutsuji est encore à au moins 40 minutes de marche, sans compter mes arrêts photos. Mon plaisir d’être dans ces lieux me fait oublier la fatigue. Je découvre tour à tour un lac bordé d’érables, une maison dont la devanture est magnifiquement décorée, voire habillée, par une végétation luxuriante, ainsi qu’une belle forêt juste avant d’arriver au temple.
Dès l’entrée, je ressens une atmosphère particulière, due avant tout aux conditions météorologiques : le ciel est couvert. De plus, le site est quasiment envahi d’arbres, ce qui filtre également la lumière du soleil. La luminosité est encore une fois parfaite.
Dès les premières marches, j’aperçois des statues jonchées à même le sol. De petites têtes dépassent du gazon, certaines ayant des expressions vraiment amusantes. Je suis immédiatement attiré par un personnage joufflu dont on voit à peine le corps.
En remontant les escaliers, je découvre un clocher suspendu dans une cabane. La faible luminosité m’oblige à sortir le trépied, mais il est suffisamment lourd pour ne pas vaciller sous l’effet du vent. Je n’aurai donc pas de flou.
J’arrive finalement à l’étage supérieur, où il y a une multitude de statues hautes comme trois pommes, posées sur le sol ou sur des monticules. Elles sont en partie recouvertes de lichens, mais restent superbes. De nombreux méditants sont représentés, mais il y a aussi d’autres personnages, dont même un photographe.
Elle ne s’est pas trompée : ce temple est génial. Chose encore plus extraordinaire, je suis seul dans ce lieu, et je ne croiserai de visiteurs qu’à mon départ. C’est le pied !
J’en profite pour photographier à tout va, à tel point que ma première carte mémoire est pleine. Il y a beaucoup de sculptures, mais aussi de très beaux érables dont les feuilles, faiblement illuminées, attirent mon regard.
Je monte une nouvelle fois à l’étage supérieur pour rencontrer un tout autre personnage : une divinité. Elle n’est pas en pierre, mais en métal doré. Elle ne semble pas recouverte de feuilles d’or, comme cela peut être le cas en Asie du Sud-Est. Je parierais sur de la peinture, mais je n’en suis pas sûr, et il n’y a pas de guide pour m’informer.
Quoi qu’il en soit, la luminosité rend son éclat encore plus visible. Sa couleur dorée contraste fortement avec le fond sombre, ce qui la met encore plus en valeur. Ce lieu n’est pas seulement original et singulier, il est somptueux, et la belle luminosité renforce encore ce sentiment.
Je repars extrêmement satisfait de ma journée de découverte et d’exploration.





























