Ha Giang
Ha Giang Loop : Le Spectacle Permanent du Nord Vietnam
Ha Giang Loop, c’est LE circuit mythique du nord Vietnam. Trois jours en scooter à travers des paysages qui défilent comme un film.
Et je peux le dire : c’est le plus bel endroit que j’ai découvert au Vietnam.
Une Province Préservée
Ha Giang, située dans le nord du pays, reste préservée du tourisme de masse. Cette province montagneuse offre des paysages à couper le souffle.
Des montagnes escarpées. Des rizières en terrasses. Des vallées profondes. Des vues panoramiques spectaculaires à chaque virage.
C’est exactement ce que cherchent les aventuriers et les amateurs de nature.
Le Circuit en Scooter
Le Ha Giang Loop se fait en scooter. Généralement sur trois à quatre jours. Départ et retour dans la ville de Ha Giang.
Pas besoin d’être un pilote chevronné. Les routes sont en bon état. Le trafic quasi inexistant.
Mais il faut aimer la liberté. La solitude. L’aventure sans programme fixe.
Mon Expérience Personnelle
Je suis parti avec le trac. C’était ma première location longue durée en Asie.
Les premiers kilomètres, le stress. Puis très vite, l’excitation.
Et ensuite ? Le bonheur absolu.
Je me suis retrouvé à m’arrêter toutes les cinq minutes. Pour photographier. Pour contempler. Pour savourer.
Mon appareil photo ne quittait plus mon cou. Glissé dans mon sweat pour éviter les accidents. Filtre polarisant pour protéger l’objectif.
Les Paysages Défilent
Dès la première heure, j’ai compris que ce serait exceptionnel.
Les montagnes. Les vallées. Les rizières qui ondulent à perte de vue.
La lumière filtrée par les nuages. Cette ambiance poétique. Ces teintes douces.
Je me sentais comme un gamin. Je parlais tout seul. Je riais tout seul. Aux anges.
Les Points Forts du Circuit
Le col de Ma Pi Leng. Considéré comme l’un des plus beaux du Vietnam. Des vues imprenables sur la rivière Nho Que.
Dong Van. Ce vieux quartier avec son architecture unique. Ses marchés locaux animés.
Meo Vac. Célèbre pour son marché dominical où se rassemblent différentes ethnies.
Le drapeau vietnamien à la frontière chinoise. Symbole de fierté nationale.
L’Hébergement Sur Route
Pas besoin de réserver à l’avance. Les auberges jalonnent le parcours.
Chambres simples. Propres. Pas chères.
La première nuit, j’ai eu une chambre pour moi seul. Deux lits. Salle de bain. Un luxe mérité après une journée de pilotage.
Ce Qui Rend le Loop Unique
C’est cette liberté totale. Personne ne vous suit. Personne ne vous attend.
Vous roulez à votre rythme. Vous vous arrêtez quand bon vous semble.
Cette sensation d’être seul au monde. Et d’adorer ça.
Les Villages Ethniques
Le circuit traverse plusieurs villages de minorités ethniques. Hmong. Tay. Dao.
Je n’ai pas photographié les gens. Par respect. Par envie d’éviter le cliché touristique.
Mais leur présence ajoute une dimension culturelle au voyage.
Conseils Pratiques
Partez tôt le matin. Très tôt. Pour éviter les contrôles de police abusifs.
Emportez votre chargeur d’appareil photo. Sérieusement. J’ai failli tout louper par cet oubli.
Prévoyez trois jours minimum. Quatre pour être vraiment tranquille.
Louez un bon scooter. Vérifiez les freins. L’état des pneus.
Ce Que J’ai Ressenti
Une envie permanente de contempler. Mêlée à l’envie d’aller plus loin.
Cette tension magnifique entre admirer et découvrir.
Le dernier parti. Le dernier arrivé. Parce que je prenais mon temps.
Mon Verdict
Ha Giang m’a comblé. Vraiment.
C’est allé au-delà de la belle carte postale. C’était un spectacle permanent.
Si vous ne deviez faire qu’une seule chose au Vietnam, ce serait ça.
Le Ha Giang Loop en scooter. Seul. À votre rythme.
Une immersion totale dans la beauté naturelle. Une expérience inoubliable.
Pour ceux qui cherchent le Vietnam hors des sentiers battus, c’est exactement ici qu’il faut venir.
Ha Giang va bien au delà de la belle carte postale: C'est un spectacle permanent.
Ce n’est pas la première fois que je loue un scooter en Asie du Sud-Est, mais c’est la première fois que je le fais pour trois jours. Je me sens à la fois anxieux et impatient. J’ai le trac.
Dès mon arrivée, j’interroge ceux et celles qui reviennent tout juste du circuit, et les avis sont unanimes : c’est le pied. « Tu vas voir, ça va être génial, tu vas kiffer. »
Je suis tout de même averti de la possibilité que des flics se positionnent sur la route pour imposer une taxe fictive sous peine de confiscation du véhicule et amende. Donc je suis incité à partir très tôt le lendemain.
Après une nuit plus ou moins bonne, les modalités de location et d’assurance réglées et mon sac enfermé dans le local à bagages, c’est sur les coups de 7h que je me lance sur mon scooter.
Dès les premiers kilomètres, le trac laisse place à l’excitation. Je me sens à l’aise sur mon véhicule. Je veux en profiter, alors je prends mon temps, à tel point que je me fais rapidement doubler par d’autres aventuriers qui, eux, filent.
Mais je suis venu pour autre chose. Très rapidement, je me rends compte que je ne vais pas pouvoir garder mon appareil au fond de mon sac, car je m’arrête quasiment toutes les cinq minutes pour prendre des photos. Rien de bien transcendant jusque-là, mais j’ai du plaisir à piloter et à admirer les paysages.
Puis j’arrive enfin à ma première montagne, et je fais ma première pause. Je m’arrête à un restaurant en bord de route dans l’espoir de prendre quelques clichés, mais la vue sur la vallée n’est pas dégagée. Je dois alors escalader quelques rochers pour tenter ma chance. Pas satisfait, je choisis de poursuivre ma route.
Cela fait facilement une heure que j’ai quitté mon auberge de jeunesse, et plus je roule, plus les paysages sont beaux, presque poétiques. Le temps, quelque peu gris, donne une ambiance particulière.
La lumière du soleil est filtrée par les nuages, ce qui donne des images douces et peu contrastées. Je suis tenté de rester là, immobile, tant je suis fasciné, mais j’ai aussi hâte de découvrir ce qu’il y a de l’autre côté de cette montagne, puis de la suivante, et ainsi de suite.
Toute la journée suit le même schéma : une envie de prendre le temps de contempler mêlée à l’envie d’aller vite pour voir plus loin.
Du premier parti, je serai le dernier à arriver à ma première étape. Mon appareil est désormais accroché à mon cou et ne me quitte plus. Je le glisse dans mon sweat pour prévenir tout accident, et je l’ai équipé d’un filtre polarisant pour protéger l’objectif.
J’arrive enfin à ma première étape. Je n’ai plus la notion du temps, mais il ne fait pas encore nuit, ce qui me laisse largement le temps de me trouver une auberge et un bon resto.
En très peu de temps, je tombe sur une chambre pour la nuit. Une chambre pour moi tout seul, avec deux lits et une salle de bain. Je mérite ce cadeau. Mine de rien, je suis cuit. Je vais manger rapidement, puis je retourne m’allonger pour revoir mes photos.
Le deuxième jour ressemble au premier, sans le trac du départ. Le paysage défile devant mes yeux et mon appareil : des montagnes, des vallées, des rizières… je ne veux rien louper.
Ma prochaine étape est encore mieux que la première. Il y a des restos tout autour avec un peu d’animation, mais je suis trop crevé pour en profiter.
Le but de ce parcours est d’arriver jusqu’au drapeau vietnamien qui nargue la Chine à sa frontière. Pour l’anecdote, la Chine aurait tenté d’envahir le Vietnam et se serait pris une déculottée. Depuis, un drapeau est installé pour signifier qu’ici, c’est le Vietnam… pas la Chine.
Et moi, depuis le début, je me sens comme un gamin. Je m’éclate, je parle tout seul, je rigole tout seul… je suis seul au monde, et j’adore ça. Je suis aux anges.
J’arrive à la fin de mon périple. Le drapeau est en vue. J’en ai oublié les ethnies à découvrir sur la route. Je ne me sens pas à l’aise de faire des portraits de personnes qui ne m’ont rien demandé. Les prendre en photo, ce serait juste pour faire comme tout le monde, et je veux éviter ça.
Le temps est venu de faire demi-tour et de me diriger vers mon auberge de jeunesse. Mais je me sens trop bien sur la route. Je projette alors de rouler jusqu’aux chutes de Ban Gioc, à l’est du pays. Je peux y être en sept heures. Je décide donc de passer une nuit en auberge avant de m’y rendre.
Mais coup du sort, je me rends compte que la batterie de mon réflex est presque déchargée et… je n’ai pas emporté le chargeur avec moi. Il est resté à l’auberge de jeunesse. 🙁
C’est la mort dans l’âme que je fais demi-tour vers mon point de départ.
J’abandonne l’idée de voir les chutes. Je laisserai ça pour une autre fois.
Ha Giang m’a déjà comblé.






















