Les Rues de

Phnom Penh

Les rues de phnom penh

Phnom Penh, capitale dynamique du Cambodge, est le cœur culturel, politique et économique du pays. Située sur les rives des rivières Mékong et Tonlé Sap, cette ville vibrante allie l’histoire, la modernité et la résilience. Ses rues sont bordées de marchés animés, de cafés et de bâtiments coloniaux, tandis que des temples bouddhistes, comme le Wat Phnom, témoignent de l’héritage spirituel du pays.

Parmi les sites historiques majeurs figure le Palais Royal, un complexe éblouissant qui abrite la Pagode d’Argent et les trésors royaux. Non loin de là, le Musée National expose des artefacts khmers anciens, retraçant l’histoire du Cambodge.

Cependant, Phnom Penh est aussi marquée par l’héritage sombre de l’époque des Khmers rouges. Le Collège S21, autrefois un lycée, fut transformé en centre de détention et de torture sous le régime de Pol Pot dans les années 1970. Rebaptisé Tuol Sleng, cet ancien centre de torture a vu passer environ 17 000 personnes, dont très peu ont survécu. Aujourd’hui, S21 est un musée mémorial dédié aux victimes du génocide cambodgien, permettant aux visiteurs de mieux comprendre les atrocités commises pendant cette période sombre de l’histoire.

Phnom Penh, bien que chargée d’un passé douloureux, est également un symbole de renouveau. La ville s’ouvre sur l’avenir tout en préservant la mémoire de son histoire, offrant aux visiteurs un mélange captivant de découvertes culturelles et historiques dans un cadre en pleine transformation.

Une ville et un peuple unique

S21 : Âme sensible s’abstenir

Cela fait plus de vingt jours que je suis au Cambodge et, bien que l’histoire du pays soit encore très liée à la guerre, je n’ai toujours pas visité les lieux dédiés. C’est au collège transformé en salles d’interrogation et surtout en salles de torture que je vais découvrir la tragédie. Ce collège a été appelé S21 par les Khmers.

À l’entrée, un audioguide dans la langue de son choix est proposé. En écoutant le récit, je visite les premières salles de classe, où l’on peut voir des lits sans matelas destinés à être électrifiés. Dans chaque salle, il y a soit des objets de torture, soit des photos de victimes exposées. Plus j’avance dans la visite, plus je me sens mal, jusqu’à éprouver un véritable malaise. Je ne suis pas particulièrement sensible, mais je n’aime pas du tout cette visite.

Je laisse de côté les salles de torture, ne les regardant qu’à travers les fenêtres ou les portes, sans y entrer. Je me contente d’écouter le récit et de regarder les photos. Et je fais de même pour l’autre bâtiment. Cependant, dans celui-ci, la dernière pièce que je visite abrite une collection de crânes humains entreposés dans une vitrine.

Hell no ! C’est trop pour moi. 

Sur un dépliant il y a des photos d’un site que l’on peut visiter, où des corps ont été enterrés, mais j’ai eu ma dose. Je passe mon tour. Je n’ai même pas sorti mon appareil une seule fois.

Impossible de photographier tout ça. Pas sûr que cela soit autorisé d’ailleurs. Je préfère me diriger vers la sortie.

Je quitte le S21 avec un mélange de mélancolie et de tristesse. Ce n’est pas une sensation agréable, mais je voulais me rendre compte de ce que c’était. Je prends la direction de mon hôtel, mais finalement, je décide de me perdre dans les rues de la ville. Je quitte donc la rue empruntée à l’aller en bifurquant sur ma droite.

Je marche sans savoir où je vais et découvre des murs sculptés représentant des scènes avec Bouddha, des éléphants, des divinités, tous avec une teinte dorée. Après quelques clichés, j’aperçois un moine qui marche juste devant moi. Depuis le temps que je rêve d’en photographier un, je me mets donc à le suivre.

Il fait une halte devant une boutique dont la propriétaire vient à sa rencontre. Elle joint les deux mains en signe de gratitude, et lui semble réciter un mantra, puis elle lui offre de l’argent. Puis, il repart. Je comprends qu’il s’agit d’une offrande, une bénédiction en échange de quelques dollars.

Je continue de le suivre discrètement, veillant à ne jamais prendre des photos de visages. Il s’arrête à nouveau devant une boutique pour le même rituel. Cette fois-ci, la propriétaire me remarque. Je m’attends à ce qu’elle se fâche, mais elle me sourit et me salue en joignant les mains. Je fais de même pour la remercier.

Puis, nous repartons. Je le suis encore pendant deux autres arrêts, puis je le laisse filer. Cette séquence m’a complètement vidé l’esprit et m’a fait oublier les images des corps que j’avais vus plus tôt.

Un peu plus loin, je traverse un temple de part en part pour découvrir, de l’autre côté, un sculpteur en pleine action. Une meuleuse à la main, cet homme sculpte un immense Bouddha en pleine rue. Je suis sidéré. Ce qu’il fait est tout simplement incroyable. En gros, toutes les sculptures que j’ai pu croiser dans la ville viennent probablement de lui… enfin, peut-être.

Quoi qu’il en soit, la rue est remplie de Bouddhas et de divinités qui ornent les trottoirs. Quel savoir-faire incroyable ! Je le prends en photo, et il n’a pas l’air de s’en soucier. Je suis fasciné par sa précision et par la taille des sculptures. Je vis vraiment une journée particulière. 

Phnom Penh n’est pas, à mes yeux, une belle ville au sens propre du terme, mais elle a une âme, une belle âme.

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