West highland way
Le West Highland Ways
Le West Highland Way, situé en Écosse, est l’une des randonnées les plus emblématiques et les plus spectaculaires d’Europe. S’étendant sur environ 154 kilomètres à travers les Highlands écossais, cette piste offre aux randonneurs une expérience inoubliable à travers des paysages à couper le souffle, des lochs scintillants, des montagnes majestueuses et des vallées verdoyantes.
Le West Highland Way débute à Milngavie, une ville proche de Glasgow, et se termine à Fort William, une petite ville pittoresque au pied de la montagne Ben Nevis, le point culminant du Royaume-Uni. Le sentier traverse une grande variété de paysages, y compris des forêts, des landes, des tourbières et des montagnes, offrant aux randonneurs une diversité de vues à chaque tournant.
Tout au long du chemin, les randonneurs auront l’occasion de découvrir la culture écossaise, en passant par des villages historiques, des châteaux médiévaux et des pubs traditionnels où ils pourront déguster des plats locaux et rencontrer des habitants chaleureux. De plus, la faune et la flore abondantes de la région offrent des opportunités uniques d’observation de la nature tout au long de la randonnée.
Les randonneurs peuvent choisir de parcourir le West Highland Way en une seule traite, ce qui prend généralement de 7 à 10 jours, ou de le découper en sections plus courtes pour une expérience plus flexible. Des hébergements variés sont disponibles le long du sentier, notamment des campings, des auberges de jeunesse, des gîtes, des chambres d’hôtes et des hôtels, ce qui permet aux randonneurs de choisir le type d’hébergement qui leur convient le mieux.
Un régal pour les photographes
Une première expérience mémorable
Le rendez-vous est pris : mon pote Jeff et moi partons pour quinze jours, faire un road trip en Écosse. Nous sommes en septembre 2014 et aucun de nous n’a jamais réalisé une telle randonnée, encore moins à l’étranger. Mais les 154 km du West Highland Way nous appellent. À peine une heure de vol depuis Paris, nous atterrissons à Édimbourg, puis nous prenons le bus pour Glasgow. Le départ de la randonnée se trouve à Milngavie (prononcée « mungoï » par les locaux), à 30 km de Glasgow, et nous devons arriver à Fort William, soit 154 km plus loin.
La région a la réputation d’être souvent pluvieuse. Nous commençons notre randonnée en nous trompant de chemin, mais nous sommes vite aiguillés par des locaux qui nous indiquent le point de départ. Tout au long du parcours, nos origines caribéennes étonnent et émerveillent les Écossais. Même si nous vivons à Lyon, ils sont ravis de nous rencontrer, et cela donne de beaux échanges sur la route. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les Écossais sont fiers de leur pays, et il y a de quoi. Cependant, le parcours n’est pas de tout repos, loin de là. Quelques montagnes par-ci, un morne par-là, avec le poids des sacs et la tente pliée au fond, on en bave.
Mais le paysage, au fil des jours, me donne la force d’aller jusqu’au bout de chacune de mes journées. Mon appareil reste d’ailleurs très peu souvent au fond de mon sac. Je shoote à tout va, tellement je suis émerveillé par ce que je vois. Je fais même une rencontre insolite avec des chevreuils. La randonnée était prévue pour 10 jours, mais nous avons déjà deux jours d’avance. Les trois derniers jours sont, pour moi, époustouflants. Malgré la fatigue, je ne perds pas une miette de ce que la région me réserve.
Après une nuit mouvementée avec des jeunes locaux un peu saouls (carrément bourrés, à vrai dire) et agressifs, nous décidons de partir aux aurores. Ce matin brumeux rend le paysage mystique et incertain. Nous sommes seuls au milieu de nulle part. Jeff a plutôt envie d’en finir, tandis que moi, avec mon trépied à la main et mon appareil autour du cou, j’ai du mal à faire trois pas sans avoir envie de prendre une photo. À tel point que je finis par perdre mon pote de vue. Les scènes défilent et mon ravissement grandit.
La nature a un tel effet sur moi que j’en oublie la fatigue. Jeff est dans un mode sportif, et moi dans mon mode photographe du National Geographic (on peut rêver, il paraît). Il trace, j’admire. Chacun suit sa voie. La fin du parcours est à la hauteur de mes attentes : des montagnes à droite, à gauche, des forêts à traverser avec une luminosité incroyable pour le photographe que je suis, et enfin les quelques gouttes de pluie annoncées, les premières depuis le début du parcours.
J’ai une nouvelle fois perdu Jeff de vue, mais nous vivons les choses différemment, alors nous nous retrouvons à l’arrivée comme à chaque étape. Mais cette fois-ci, c’est la dernière. Fort William est en vue. Encore une forêt à traverser avant d’arriver en ville. Nous avons quasiment bouclé le parcours en une semaine au lieu de dix jours. Ça va être dur de s’occuper en attendant le vol de retour. Mais par chance, nous croisons un photographe écossais qui loue un petit chalet à peine fini pour trois fois rien. Et pendant trois jours, nous profitons de la ville et du chalet pour nous reposer.